
Quand il y a une « tempête » d’ordre social au Québec, j’aime beaucoup lire les commentaires dans les forum publiques ou les lettres écrites aux divers journaux par les communs des mortels. Deux lettres seront à la base de ma chronique de cette semaine.
Voici ma préférée. Une lettre de Georges Primeau de Terrebonne au sujet des commentaires de Victor-Lévy Beaulieu suite aux déclarations de Pauline Marois sur l’apprentissage de l’anglais dans les écoles au Québec) :
Tout comme Astérix se bat continuellement pour garder cloisonné son village sans nom, Victor-Lévy Beaulieu veut isoler le Québec du reste du monde. Et sa potion magique, c’est la langue!
Ce qui est inquiétant, c’est que notre héros local semble complètement déconnecté de la réalité moderne. Dans quelques années, le continent américain comptera 1,4 milliard de personnes parlant anglais, espagnol, ou les deux. Pourtant, notre Astérix et ses acolytes veulent que le Québec, avec ses 7,8 millions d’habitants, résiste encore et toujours à l’envahisseur en s’isolant dans une bulle linguistique?
Soyons plutôt réalistes et utilisons avec intelligence cet avantage que nous apporte notre identité linguistique. Devenons ce petit village qui servira de lien entre la communauté internationale francophone et les habitants d’Amérique!
Mon cher Astérix oublie donc ce Québec ancien et guide-nous vers un Québec moderne, qui saura occuper une place unique dans le monde plutôt que d’en être isolé, comme ce village sans nom d’Armorique.
J’adore quand d’autres présentent mes idées mieux que je pourrais le faire moi-même.