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Cette semaine, sur le site de CapAcadie.com, Carol Doucet nous présente une excellente chronique. D’abord, je dois constater que je n’en reviens tout simplement pas que certains artistes sont contre les subventions. C’est un peu débile.
Deuxièmement, sur l’affaire de la violence au hockey, je suis entièrement d’accord. Moi, contrairement à Carol, j’adore le hockey. Des incidents comme celui de samedi dernier, malheureusement, entachent un sport qui peut être tellement le fun à regarder.
Ce sont des gestes carrément inacceptables. Les bagarres et la violence gratuite devraient être punies beaucoup plus sévèrement.
Carol pose la question : Pourquoi le code criminel ne s’applique pas sur la patinoire?
D’abord, le code criminel s’applique à la patinoire et, dans plusieurs cas (certains plus célèbres que d’autres), les joueurs sont trouvés coupables de crimes. Dans le cas du match de samedi, les autorités policières mènent présentement une investigation sur le cas de Jonathan Roy.
Malgré cela, tous les gestes ne doivent pas mener à des accusations judicaires.
Pourquoi?
Parce que les gens qui participent à certains sports acquiescent à un certain niveau de “violence”. Une simple mise en échec au hockey, par exemple, serait punissable par le code criminel si on l’appliquait au centre d’achat.
S’il n’y avait pas une telle entente, il serait impossible de pratiquer des sports comme l’escrime, les arts martiaux, le football américain et la boxe.
Bonne argumentation! On parle de contexte.
Par jason le 30 mars 2008
à 05:19
Bonne chronique, sujet pertinent.
Bien sûr, je déplore ces actes, qui sont, comme tu le dis, extrêmes. Ils se distinguent d’une simple mise en échec, on en conviendra. Et je suis d’accord avec toi pour dire que les actes de “violence” font partie intégrante de certains sports. Mais la violence ne serait-elle pas aussi “culturelle” dans la mesure où, dans certaines ligues et à certains niveaux, elle est plus extrême que dans d’autres (ou qu’à d’autres)? Je ne m’y connais pas dans le domaine, mais n’y a-t-il pas des ligues qui ne tolèrent pas ce genre de violence extrême (comme en Europe, p. ex.)? N’est-ce pas le cas des Olympiques? Ou est-ce que c’est rare qu’il n’y ait pas de violence extrême?
Pas “culturel”, j’entends aussi les fans. Qu’on le veuille ou non, pour certains, les bagarres sont bienvenus, on s’attend à ça; elles ont “entertainment” value. Faut pas négliger ça.
Enfin, comment comparer le hockey (et le football) à la l’escrime ou aux arts martiaux? Il y a des règles précises à observer, je dirais, même si, dans le fond, c’est une forme de violence qui est à la base de ces sports. Y a-t-il une différence à faire entre “violence” et “compétitivité”? La violence ne suppose-t-elle pas qu’on déroge à certaines règles établies?
En tout cas, ce sont là mes réflexions là-dessus. Mais oui, Roy est mort de rire!!!
Par Matthieu le 31 mars 2008
à 13:26
En ce qui concerne la culture de violence au hockey, Matthieu a parfaitement raison. Des incidents comme ceux de Chicoutimi sont ancrés dans une culture de violence qui existe depuis des générations.
Malgré tout ça, il y plusieurs ligues dans lesquelles les bagarres et la violence extrême sont punies beaucoup plus sévèrement, ce qui fait en sorte qu’elles sont effectivement bannies (comme dans les rangs universitaires). C’est ce qu’on tente maintenant de faire dans la LHJMQ, mais il y a une forte résistance qui vient des autres ligues junior du pays (voilà la culture!).
L’aspect sur lequel je ne me suis pas penché est, effectivement, celui de la culture de la violence et de l’exploitation des jeunes athlètes pour, justement, leur “entertainement value”. Dans les rangs professionnels, c’est une autre question, mais ce qu’on fait aux jeunes dans les ligues juniors est une aberration. C’est de l’exploitation pure.
Yves Boisvert de La Presse a écrit des textes très intéressants sur l’exploitation des jeunes joueurs des ligues juniors.
En ce qui concerne les fans, tu as également raison. Ils veulent des bagarres du genre et les propriétaires le savent. C’est l’aspect le plus triste de toute cette affaire.
Pour ce qui est de ma comparaison entre le hockey et l’escrime (et les arts martiaux), je ne tente pas de comparer les sports ou même la culture qui entoure ces sports. Ce sont des mondes entièrement différents. Ce que je tente d’illustrer, par contre, est le fait que dans un sport comme l’escrime, on tolère que des gens se dardent avec des épées. Un comportement qui est illégal dans tout autre contexte.
Dans le hockey, le football et la boxe, comme tu le dis bien, “il y a des règles précises à observer, même si, dans le fond, c’est une forme de violence qui est à la base de ces sports.”
Le problème particulier du hockey est que des forces externes (les fans et les proprios, entre autres) encouragent constamment une dérogation aux règles.
Par phoff le 31 mars 2008
à 21:08