Il y a beaucoup d’encre qui coule dernièrement sur le sujet du fossé grandissant entre les riches et les pauvres. De toute apparence, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres de la société nord-américaine serait plus grand que jamais.
La semaine dernière, j’ai lu un texte qui pose un regard intéressant sur cette question.
Steven D. Levitt, auteur du fameux bouquin Freakonomics, cite une étude de deux chercheurs à l’université de Chicago dans laquelle ils affirment qu’il est faux de dire que le fossé s’élargit.
Levitt résume bien l’étude dans les paragraphes suivants :
When people talk about inequality, they tend to focus exclusively on the income part of the equation. According to all our measures, the gap in income between the rich and the poor has been growing. What Broda and Romalis quite convincingly demonstrate, however, is that the prices of goods that poor people tend to consume have fallen sharply relative to the prices of goods that rich people consume. Consequently, when you measure the true buying power of the rich and the poor, inequality grew only one-third as fast as economists previously thought it did — or maybe didn’t grow at all.
Why did the prices of the things poor people buy fall relative to the stuff rich people buy? Lefties aren’t going to like the answers one bit: globalization and Wal-Mart![…]
Not only are Wal-Mart’s prices lower, but its entry also induces competitors to lower prices. The impact is much larger on the poor than the rich, both because the poor are more likely to shop at Wal-Mart and because they spend more of their income on food.
C’est une façon intéressante à voir les choses. Il est vrai que, malgré les différences de salaires entre les riches et les pauvres, beaucoup de produits sont incroyablement moins dispendieux qu’il y a 15 ou 20 ans.
J’espère, par contre, que personne n’utilise ces données pour justifier une baisse de l’aide aux pauvres. La pauvreté en Amérique du Nord est un réel problème et, à mon avis, un problème qui n’est pas assez abordé par nos politiciens.