Alors, voilà. L’aile plutôt extrémiste du mouvement souverainiste au Québec à décider de mettre en application les recommandations de M. Parizeau et de créer une crise afin de faire « avancer » les choses.
Les groupes Bloodshot Bill et Lake of Stew, composés de musiciens anglo-québécois, devaient se produire pour le show de l’Autre St-Jean le 23 juin, mais l’Association culturelle Louis-Hébert a demandé le retrait des deux groupes. Apparemment, il n’y a pas de place pour les anglophones dans la fête nationale « de tous les québécois ».
Évidemment, les réactions n’ont pas tardés. Il y a en a de toutes sortes, mais la nouvelle a été plutôt mal accueillie. Plus tôt aujourd’hui, la ministre de la Culture a fustigé « La frange “intolérante” du mouvement souverainiste veut exclure les anglophones du paysage culturel québécois… »
Pour ma part, j’ai bien aimé le texte de Patrick Lagacé dans lequel il pose le problème sous un autre angle :
Ouais, imaginez.
Pour ma part, je ne peux m’empêcher de penser à ma communauté acadienne et sa propre fête nationale. Est-ce que « nous » accepterions que Zachary Richard chante ses tounes en anglais lors d’un spectacle du 15 août?
Sans doute que oui (surtout que M. Richard est un demi-dieu dans la communauté acadienne), mais la comparaison est boiteuse. Néanmoins, je suis certain qu’il y aurait des Acadiens nationalistes qui soulèveraient un tollé.