Jour du souvenir acadien

C’est aujourd’hui, le 13 décembre, que l’on commémore le Jour du souvenir acadien. C’est une commémoration des jours les plus meurtriers des déportations acadiennes et ce sont les Acadiens de l’île Saint-Jean, l’actuelle Île-du-Prince-Édouard, qui ont été le plus durement touchés.

Comme l’écrit l’historien et ethnologue, Georges Arsenault, sur Facebook :

« Pourquoi le 13 décembre? C’est parce que c’est la journée où il y a eu le plus grand nombre de décès lorsque le navire le Duke William a fait naufrage près des côtes de l’Angleterre. Il était parti de l’île Saint-Jean (Î.-P.-É.) avec à son bord environ 360 habitants expulsés de l’île. Seulement quatre Acadiens et le curé Jacques Girard ont eu la vie sauve. »

N’oublions pas que la Déporation des Acadiens est un acte de génocide.

Never Rarely Sometimes Always

J’ai vu beaucoup de films.

J’ai vu beaucoup de mauvais films (qui, néanmoins me divertissent).

Ce soir, j’ai eu la chance de voir un film extraordinairement bon. À mon avis, ces films sont rares.

Never Rarely Sometimes Always est un film réalisé et scénarisé par l’américaine Eliza Hittman et met en scène des comédiennes essentiellement inconnues. Sidney Flanagan, dans son tout premier rôle dans un long-métrage, incarne le personnage principal, Autumn. Cette jeune de 17 ans, en apprenant qu’elle est enceinte, fait le périple vers New York avec sa cousine afin de se faire avorter. Cette procédure n’est pas permise sans le consentement de ses parents sans sa Pennsylvanie natale.

Au festival Sundance, Never Rarely Sometimes Always a remporté un prix spécial du Jury pour saluer le néoréalisme de la réalisatrice Eliza Hittman. Les films néo-réalistes aspirent à capter la vie quotidienne, entre fiction et documentaire. On cherche à vouloir raconter la vie des citoyens ordinaires dans la société et, typiquement, ceux qui appartiennent à la même classe.

Il y a peu de films néoréalistes contemporains, surtout pas issu du Hollywood. Mes premiers jets dans ce genre sont les films de de Kevin Smith, mais ce film ressemble peu à Clerks ou Mallrats. Plutôt, Never Rarely Sometimes Always m’a immédiatement rappelé un film que j’ai vu plus récemment, Winter’s Bone. Ce film de Debra Granik, réalisé en 2010, met en scène une jeune Jennifer Lawrence, une comédienne non formée lors du casting. On connait aujourd’hui l’ascension de madame Lawrence.

Ce qui m’a frappé tout au long de Never Rarely Sometimes Always, est d’abord l’esthétique « granuleux » du film. Il y a une atmosphère glauque qui concorde parfaitement avec le sujet abordé. L’autre aspect que j’ai beaucoup aimé est l’utilisation des moments de silence entre les personnages pour renforcer la gravité du sujet. Le non-dit pourrait être considéré comme un personnage secondaire dans ce film.

Il y a un message politique dans ce film, certes, mais il est traité avec subtilité et délicatesse afin de mettre l’accent sur l’aspect humain qui imprègne cette œuvre.

Si le problème de l’accès à l’avortement est immense aux États-Unis, il ne faut pas s’imaginer que ce n’est guère mieux ici au Canada. Dans ma province natale, le Nouveau-Brunswick, seules 2 villes dans la province offrent les services d’avortement. Encore trop de personnes voulant accéder à ces services doivent débourser les frais de déplacements, de logement, etc.

Je vais alors profiter de cette tribune pour partager le message de Justice Reproductive Nouveau-Brunswick :

« Aucune mesure législative n’est requise pour abroger le Règlement 84-20. Il s’agit d’une décision du Cabinet et d’un simple trait de plume, le premier ministre Higgs peut procéder à son abrogation. »

Je pensais bien connaître l’histoire de Windows, mais pas ce petit bijou sur Brian Eno et la musique de démarrage de Windows 95. On oublie à quel point le lancement de ce logiciel a été immense.

Mélissa Thibodeau

Je viens d’apprendre quelque chose ce soir à propos de Windows 95 via Alan Cross. Je suis probablement la dernière personne à savoir ceci, mais ça m’a fait sourire ce soir.

C’est à propos de Windows 95. Vous vous rappelez sûrement de la petite musique de démarrage?

On dit que Microsoft a dépensé un montant énorme de bidoux pour promouvoir la chose. Avec Windows 95, on a vu pour la première fois le piton « Start ». Les Rollings Stones ont d’ailleurs été payé 14 $ millions pour cette campagne afin que l’on puisse utiliser leur chanson « Start Me Up »… concept!

Mais en 2009, lors d’une entrevue avec la BBC, un artiste que j’apprécie énormément, Brian Eno, a avoué être le compositeur derrière cette petite musique. Microsoft l’a embauché pour créer une musique qui devait être à la fois inspirante, émotionnelle et futuriste (apparemment qu’il avait 150 adjectifs à jouer…

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Musique – Mes coups de coeur pour 2012

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Voici, tout simplement, la liste des albums qui ont le plus tournés dans mes oreilles en 2012. Une douzaine en anglais et une demi-douzaine en français.

(Groupe/artiste – Titre)

Anglophone :

  • Half Moon Run – Dark Eyes
  • The Tallest Man On Earth – There’s No Leaving Now
  • The Sheepdogs – The Sheepdogs
  • First Aid Kit – The Lion’s Roar
  • Kathleen Edwards – Voyageur
  • Julie Doiron – So Many Days
  • Alabama Shakes – Boys & Girls
  • The Eastern Sea – Plague
  • The Gaslight Anthem – Handwritten
  • Jack White – Blunderbuss
  • The Avett Brothers – The Carpenter
  • The xx – Coexist

Francophone :

  • Lisa LeBlanc – Lisa LeBlanc
  • Pascal Lejeune – Le bruit des machines
  • Avec pas d’casque – Astronomie
  • Les Hay Babies – Folio EP
  • Bernard Adamus – No. 2
  • Marie-Pierre Arthur – Aux Alentours